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Léonides : de la pluie fine à l’orage d’étoiles

En général, les Léonides sont une pluie tranquille. Mais tous les trente-trois ans environ, elles peuvent se transformer en tempête, et chaque novembre garde cette petite part de mystère.

ActivitéDu 6 au 30 novembre environMaximumEn général autour du 17–18 novembreTaux horaire zénithalEnviron 15 en temps normalCorps parentComète 55P/Tempel–Tuttle
Maximum prévu Lune éclairée Conditions
18 nov. 2026, 01:00 55% Un peu de lune
18 nov. 2027, 07:00 80% Lune brillante : mauvaises
17 nov. 2028, 13:00 1% Ciel sombre : bonnes

Heures du maximum à l’heure de Europe/Paris ; le maximum réel peut varier de plusieurs heures. Le mieux est souvent après minuit, loin des lumières de la ville.

Dans cet article
  1. La nuit où le ciel a pris feu
  2. Un cycle de trente-trois ans
  3. Des météores d’une grande vitesse
  4. Ce qu’on voit en année ordinaire
  5. Mieux vaut l’aube

La nuit où le ciel a pris feu

En 1833, une tempête de météores a frappé l’Amérique du Nord : des dizaines de milliers de traits par heure, au point que beaucoup crurent à la fin du monde. Ce spectacle a lancé l’étude scientifique des pluies, car on a compris que les météores partaient d’un point précis du ciel.

En 1966, un nouvel orage a été observé dans l’ouest des États-Unis, avec plusieurs milliers de météores par minute pendant un court moment.

Un cycle de trente-trois ans

La comète 55P/Tempel–Tuttle revient près du Soleil environ tous les trente-trois ans. Quand la Terre croise de près des filaments récents, la pluie s’enflamme. De belles averses se sont encore produites entre 1999 et 2002, en Europe aussi.

Depuis, l’activité est retombée à un niveau modeste. Les prévisions annoncent de futurs épisodes, mais sans promesse précise.

Des météores d’une grande vitesse

Les Léonides entrent à plus de soixante-dix kilomètres par seconde, parmi les plus rapides. Elles laissent souvent une traînée persistante, et les plus brillantes ont des boules de feu.

Leur radiant se trouve dans la Tête du Lion, la « faucille », qui se lève tard dans la nuit.

Cette vitesse explique pourquoi un météore de cette pluie paraît si net : il traverse le ciel en un éclair, et l’œil le saisit mieux en périphérie du champ.

Ce qu’on voit en année ordinaire

Il n’y a aucune raison d’attendre un orage : dans la plupart des nuits de novembre, vous verrez quelques traits rapides par heure et, avec de la chance, une boule de feu qui éclaire brièvement le paysage. C’est déjà un joli spectacle, et la fraîcheur de la nuit le rend plus mémorable.

Le Lion se lève aussi dans l’hémisphère Sud, un peu moins haut ; la pluie s’y voit donc, avec un décompte légèrement plus modeste. Dans les deux cas, le meilleur moment arrive au petit matin.

Mieux vaut l’aube

En novembre, le froid mord. Habillez-vous plus que de raison, prenez une boisson chaude et choisissez les heures qui précèdent l’aube, quand le Lion est haut. Le tableau en haut de page vous indique la lumière lunaire ; elle peut ruiner une pluie de taux ordinaire.

Si vous aimez les histoires de comètes, les Orionides de la comète de Halley précèdent d’un mois.

Questions fréquentes

Une tempête de Léonides est-elle à prévoir ?

Les périodes les plus propices tournent autour du retour de la comète, tous les trente-trois ans, mais rien n’est garanti.

Quel taux en année ordinaire ?

Une quinzaine de météores par heure dans de bonnes conditions, souvent moins.

Pourquoi le Lion ?

Parce que les météores semblent venir de cette constellation, d’où le nom de la pluie.

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