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Perséides : les Larmes de saint Laurent

C’est la pluie préférée du public : elle tombe en plein été, quand on dort volontiers à la belle étoile. Date du pic et lumière de la Lune sont deux informations décisives, et le tableau ci-dessus les rassemble.

ActivitéDu 17 juillet au 24 août environMaximumEn général autour du 12–13 aoûtTaux horaire zénithalEnviron 100Corps parentComète 109P/Swift–Tuttle
Maximum prévu Lune éclairée Conditions
13 août 2026, 04:00 0% Ciel sombre : bonnes
13 août 2027, 10:00 86% Lune brillante : mauvaises
12 août 2028, 16:00 59% Un peu de lune

Heures du maximum à l’heure de Europe/Paris ; le maximum réel peut varier de plusieurs heures. Le mieux est souvent après minuit, loin des lumières de la ville.

Un nom de fête

Saint Laurent est fêté le 10 août, quelques jours avant le maximum. La tradition populaire a donc baptisé ces météores les « Larmes de saint Laurent », en souvenir de son martyre. C’est un récit de transmission orale, joli et sans valeur astronomique, mais qui rappelle que cette pluie est regardée depuis longtemps.

Dans la pratique, beaucoup de familles françaises la connaissent sous le nom de « nuit des étoiles », même si cette opération ne coïncide pas toujours avec le pic.

Le passage d’une grosse comète

Le corps parent est la comète 109P/Swift–Tuttle, au noyau d’une vingtaine de kilomètres, l’un des plus gros qui croisent l’orbite terrestre. Sa période est d’environ cent trente ans. Les poussières qu’elle sème forment un large ruban, d’où une activité qui dure plus d’un mois, avec un maximum progressif.

Les Perséides sont rapides et nombreuses à laisser une traînée. Certaines sont des boules de feu assez brillantes pour projeter une ombre.

La meilleure nuit de l’été

Le radiant se situe dans Persée, qui monte au Nord-Est en soirée. Le rythme augmente nettement après minuit, et le plus beau moment se situe d’ordinaire entre deux heures et l’aube. Les météores balaient tout le ciel, donc inutile de viser une direction précise.

Un transat, un duvet, un thermos et un peu de patience suffisent. Les nuits de la mi-août sont douces, et les enfants y trouvent souvent leur premier souvenir d’astronomie.

Les grains pénètrent l’atmosphère à environ 59 kilomètres par seconde, d’où de nombreuses traînées. Depuis l’hémisphère Sud, le radiant reste tout près de l’horizon : la pluie y devient une simple affaire de quelques météores rasants.

Le facteur lunaire

Tout dépend de la Lune. Avec une Nouvelle Lune au maximum, la pluie est somptueuse ; avec une Lune brillante, une partie des météores se noie dans la clarté. Consultez le verdict du tableau, et si besoin, regardez la nuit d’avant ou d’après, ou profitez des heures où la Lune est couchée.

Les nuits de vacances sont aussi l’occasion de s’éloigner des villes : un village de montagne ou une plage isolée vaut mieux qu’un balcon éclairé.

Questions fréquentes

Pourquoi dit-on Larmes de saint Laurent ?

Parce que la pluie atteint son maximum peu après la fête du saint, le 10 août. L’expression vient de la tradition populaire.

Combien de météores verrai-je par heure ?

Le chiffre de cent est un idéal théorique. Sous un bon ciel, comptez quelques dizaines par heure au meilleur moment.

Faut-il regarder vers Persée ?

Pas nécessairement. Les traînées les plus longues s’observent à distance du radiant, vers le haut du ciel.

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