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Une sentence qui fait frémir
Il suffit de laisser tomber un miroir pour entendre la phrase redoutée : sept ans de malheur. Ce chiffre revient dans de nombreuses versions, mais personne ne sait vraiment pourquoi il a été retenu.
Plus qu’un objet, le miroir est un symbole : il montre, il double, il garde une image de soi.
Pourquoi le miroir est-il si chargé ?
Selon des explications souvent répétées, les miroirs auraient été vus comme des fenêtres sur l’âme, de sorte que les briser blesserait symboliquement celui qui s’y reflète. Dans certaines traditions, on couvre même les miroirs d’une maison en deuil.
Autre hypothèse : les miroirs d’autrefois étaient chers et fragiles, et briser le sien était réellement un coup dur.
Le chiffre sept
Le sept est un nombre très présent dans les récits et les proverbes, ce qui expliquerait en partie son apparition ici. Certains racontent qu’un cycle de sept ans correspondrait au temps de renouvellement du corps ou de la vie, ce qui relève du conte plus que de la biologie.
Retenez simplement que ce chiffre fait partie du décor folklorique.
Le miroir dans l’imaginaire familial
Le miroir est l’un des rares objets de la maison que l’on regarde tous les jours en silence. Il n’est donc pas surprenant qu’il ait porté tant de croyances, de l’idée qu’il ne faut pas se regarder la nuit à celle qu’il faut le couvrir dans certaines maisons en deuil. Chaque famille garde sa version, et ces récits servent souvent à raconter les souvenirs de la maison.
Autre usage amusant : le miroir hérité d’une grand-mère, qui passe de génération en génération et dont on craint plus la chute que le mauvais sort. Un miroir ancien est parfois fragile, et un accrochage solide, avec une bonne fixation, reste la meilleure protection, bien avant le moindre rituel.
Si le pire arrive, souvenez-vous que le miroir se remplace et que les souvenirs qui s’y accrochaient restent intacts. On peut même transformer l’incident en bon moment de famille, en rappelant l’histoire du miroir et en choisissant ensemble le suivant.
Les remèdes de grand-mère
Pour conjurer le sort, on conseille de ramasser tous les morceaux et de les enterrer, de les plonger dans l’eau courante ou de les laisser un moment au clair de lune. D’autres affirment qu’il suffit de ne pas regarder les éclats.
Chacun a sa recette, ce qui dit bien la place du miroir dans l’imaginaire familial.
Le vrai danger : les éclats
Quelle que soit votre opinion sur la chance, le verre brisé coupe. Mettez des chaussures, utilisez un balai puis du papier journal humide pour les fragments minuscules, et jetez le tout dans un emballage solide.
Dès lors que personne ne s’est blessé, vous pouvez considérer que l’essentiel est préservé, et acheter un nouveau miroir en toute sérénité.
Questions fréquentes
Le malheur dure-t-il vraiment sept ans ?
Non, c’est un chiffre folklorique. Aucune observation ne le soutient.
Un petit miroir de poche compte-t-il ?
Pour les superstitieux, oui, la taille importe peu. Pour les autres, c’est surtout une pièce à remplacer.
Peut-on jeter les éclats à la poubelle ?
Oui, mais emballez-les bien pour protéger les personnes qui manipulent les déchets.